Sérialisme

Extrait

Méthode de composition dans laquelle une permutation fixe, ou série, d’éléments est référentielle (c’est-à-dire que le traitement de ces éléments dans la composition est régi, dans une certaine mesure et d’une certaine manière, par la série). Le plus souvent, les éléments disposés dans la série sont les 12 notes de la gamme tempérée. Il en est ainsi de la technique introduite par Schoenberg au début des années 1920 et qu’il a employée dans la plupart de ses compositions ultérieures. Le sérialisme a été rapidement repris par ses élèves, dont Berg et Webern, puis par leurs élèves, mais pas tout de suite par beaucoup de personnes en dehors de ce cercle, les exceptions les plus importantes étant Dallapiccola et Krenek. La méthode s’est répandue plus largement et plus rapidement dans la décennie qui a suivi la Seconde Guerre mondiale, lorsque Babbitt, Boulez, Nono et Stockhausen ont produit leurs premières œuvres reconnues. Ces compositeurs et leurs collègues ont parfois étendu le sérialisme à des éléments autres que la hauteur, notamment la durée, la dynamique et le timbre. Parallèlement, les techniques sérielles ont commencé à être utilisées par des compositeurs déjà établis, l’exemple le plus marquant étant celui de Stravinsky. La diversité des compositeurs mentionnés jusqu’à présent devrait indiquer que le sérialisme ne peut être décrit comme constituant en soi un système de composition, et encore moins un style. Le sérialisme n’est pas non plus incompatible avec la tonalité, comme le démontrent les œuvres de Berg et de Stravinsky, par exemple, bien qu’il ait été le plus souvent employé comme moyen d’ériger des structures de hauteurs dans la musique atonale….

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