Claude McKay : Harlem Renaissance

Son roman suivant, Banjo : Une histoire sans intrigue (1929), suit les exploits d’un musicien afro-américain expatrié à Marseille, un lieu que McKay connaissait bien. Ce roman et la présence de McKay en France ont influencé Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire et d’autres pionniers du mouvement littéraire de la négritude qui s’est imposé en Afrique occidentale française et aux Antilles. Banjo ne s’est pas bien vendu. Pas plus que Gingertown (1932), un recueil de nouvelles, ou Banana Bottom (1933). Souvent identifié comme le meilleur roman de McKay, Banana Bottom raconte l’histoire de Bita Plant, qui revient en Jamaïque après avoir été éduquée en Angleterre et qui lutte pour se forger une identité qui concilie les valeurs esthétiques qui lui sont imposées et son appréciation de ses racines indigènes.

Claude McKay a beaucoup voyagé à l’étranger ; Après des visites à Londres, Berlin et Paris, il s’est installé en France pendant une décennie. Il est cependant resté en contact avec la communauté expatriée des écrivains américains. McKay est retourné aux États-Unis au début des années 1930.
Après son retour en Amérique en 1934, McKay a été attaqué par les communistes pour avoir répudié leurs dogmes et par les Blancs et les Noirs libéraux pour avoir critiqué les groupes de défense des droits civiques orientés vers l’intégration. McKay prône des libertés civiles totales et la solidarité raciale. En 1940, il devint citoyen américain ; en 1942, il se convertit au catholicisme romain et travailla avec une organisation de jeunesse catholique jusqu’à sa mort.

Les points de vue et les réalisations poétiques de McKay au début du vingtième siècle ont donné le ton de la Harlem Renaissance et lui ont valu le profond respect des jeunes poètes noirs de l’époque, dont Langston Hughes. Il est décédé en 1948.

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